Une relecture critique des travaux anatomiques effectués sur l’homme enseveli dans le linceul conservé à Turin

Thèse soutenue par le

à Poitiers, le 29 mai

Présentation par  P. de

Le jury d?examen comprenait notamment

O. Guillaud-Vallée n?a pas procédé

 

Après un descriptif sommaire, le

Le Dr Guillaud-Vallée développe ensuite sa thèse selon quatre aspects :

1. L’examen médico-légal, c’est-à-dire l’autopsie judiciaire de l’homme du linceul. Il s’appuie notamment sur les travaux de Bucklin, médecin-légiste américain. Nous en connaissons bien la plupart des conclusions sur la taille, le poids et l’aspect sémitique de l’homme du linceul, et sur les différentes blessures, en particulier la perforation du flanc droit après la mort de l’homme qui a subi le supplice de la crucifixion.

 

2. L’examen des taches de sang, dont la réalité physiologique et la correspondance anatomique sont incontestables. Il cite les travaux de Heller et Adler sur l’origine humaine des taches de sang grâce à la mise en évidence d’albumine, de globuline et d’hémoglobine. Il rappelle l’identification du groupe AB faite par le Dr Baima Ballone, groupe AB qui aurait été également mis en évidence sur le suaire d’Oviedo (84 x 53 - 1075).

 

3. L’interprétation des marques figurant sur le linceul sur le plan anatomopathologique. C’est la partie essentielle de la thèse qui y consacre une 40e de pages.

- Pour la flagellation, il précise que 65% de la surface corporelle totale est concernée par les traces du flagrum romain.

- Pour la couronne d’épines, il s’appuie sur les travaux de Rodante qui estime à environ 50 au moins le nombre de blessures dues au casque d’épines du type du pileus romain.

- Pour le portement du patibulum de la croix, il confirme qu’il a eu lieu après la flagellation dont les traces sur les épaules sont déformées.

- Pour les chutes pendant le trajet vers le calvaire, il rappelle que Heller et Adler ont mis en évidence de la boue sur les genoux et le nez du condamné.

- Pour les traces des clous dans les poignets, il rappelle qu’au début du siècle, deux médecins avaient supposé possible l’enclouage au milieu des paumes, car ils utilisaient des membres desséchés et rigidifiés provenant de cadavres anciens. Il cite les travaux du Dr Barbet qui ont montré sur des membres fraîchement amputés que la paume se déchirait rapidement sous les efforts du crucifié et qu’au contraire le passage du clou dans l’espace de Destot garantissait une tenue mécanique satisfaisante du corps, sans entraîner pour autant ni fracture osseuse ni hémorragie trop importante.

Mais si Barbet a montré

- Je passe sur la blessure des pieds qui renvoie aux récents travaux du Dr Mérat, lequel a mis en évidence un espace, dit maintenant “espace de Mérat”, en plein tarse, permettant au crucifié de prendre appui pour pouvoir reprendre sa respiration.

- Enfin, pour la plaie du côté droit, Barbet avait supposé que l’écoulement de l’eau vu par St Jean provenait du liquide du péricarde, abondant à cause des supplices préalables, le sang clair venant ensuite lors de la perforation de l’oreillette droite.

Ici encore, d’autres hypothèses ont été émises, notamment par Donnet, physiopathologiste à la faculté de Marseille, et le Dr Sava, chirurgien américain qui travailla pour le STURP.

Il leur paraît difficile d?expliquer

4. Les causes de la mort du crucifié.

La durée de survie sur

Est-il mort par asphyxie, comme

Ou bien est-il mort pour

L?hypothèse d?un infarctus du myocarde

Le Dr Guillaud-Vallée reconnaît cependant

Au total, malgré les quelques

Le jeune Dr Guillaud-Vallée souhaite

 

Il conclut sa thèse en

 

Retour au PLAN du site