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ÉDITORIAL du numéro 18 de la revue MNTV
Revenant de Turin, j'ai lu deux textes remarquables, l'un d'un père jésuite, Martin Pochon, l'autre d'un docteur ès sciences, que vous pourrez découvrir et apprécier dans le numéro 18 de MNTV.
Ma rencontre - c'était la première- avec le linceul de Turin m'a conduit à des réflexions assez en convergence avec celles qui vous sont proposées ici. A travers toute la Bible, nous sont offerts des signes qui nécessitent des interprétations, souvent diverses et multiples, mais qui jamais ne s'imposent à nous comme des preuves. Seule la Foi, don de l'Esprit, peut nous faire accéder à la Vérité, sans jamais s'imposer contre notre liberté. Et le linceul me semble faire partie de ces signes alors qu'il provoque tant de controverses.
Son aspect, bien peu expressif dans sa version positive, nous interroge sur l'ardente vénération dont il a été l'objet durant des siècles, bien avant que la photographie révèle ce visage impressionnant de douleur apaisée. Toutes les discussions scientifiques ou historiques montrent à quel point les uns et les autres se sont senti interpellés par ce signe et continueront longtemps à s'interroger sur sa signification.
L'immense douleur du Crucifié nous fait percevoir l'infinie miséricorde du coeur de Dieu, expression spirituelle à partir de l'aspect concret d'un corps humain atrocement supplicié. Le linceul paraît ainsi nous dire comment le ciel et la terre se rejoignent par les extrêmes de la violence et de l'amour.
Avec ces deux textes, nous sommes invités à nous hisser à une altitude où ne parviennent que rarement les études et les recherches historiques ou scientifiques, toujours nécessaires, à la poursuite de preuves sans bien souvent percevoir le signe.
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